Avez-vous déjà senti l’énergie d’un morceau reggae traverser une salle et rassembler toute une audience autour d’un simple rythme ?
Derrière cette vibration, se cachent des labels visionnaires qui ont changé la trajectoire de la musique mondiale. Aujourd’hui, nous allons découvrir ensemble 2 labels de réédition britanniques Greensleeves Records et Trojan Records qui ont transformé des sons du ghetto jamaïcain en hymnes planétaires, révolutionnant la culture et marquant à jamais l’histoire musicale
Pour commencer
Trojan
Trojan Records est un label britannique emblématique, fondé en 1968 à Londres par Lee Gopthal, en collaboration avec Chris Blackwell, fondateur d’Island Records. Le nom « Trojan » vient du fameux camion utilisé par le producteur jamaïcain Duke Reid pour son sound system, symbole de l'empreinte forte du label sur la musique jamaïcaine. Dès sa création, le but de Trojan était de faire découvrir la richesse des musiques jamaïcaines — ska, rocksteady, reggae et plus tard dub — au public britannique, puis à l’Europe entière.
Trojan s’est rapidement imposé comme le principal diffuseur de la culture reggae au Royaume-Uni. Entre les années 1968-1975, le label accumule près de 30 hits dans les charts anglais grâce à des artistes tels que Jimmy Cliff, Desmond Dekker, The Upsetters de Lee Scratch Perry, Bob et Marcia, ou encore Dave and Ansel Collins. Trojan joue un rôle fondamental dans la création d’un pont entre la communauté jamaïcaine immigrée et la jeunesse britannique, notamment le mouvement skinhead des années 70, amateur de reggae : la musique du label devient un symbole d’unité, de partage et de fête, transcendant les barrières sociales et raciales.
Un autre fait marquant dans l’histoire de Trojan Records est sa politique de compilation à petit prix, à l’image de la célèbre série « Tighten Up », rendant accessibles des centaines de titres jamaïcains au plus grand nombre. Cependant, la gestion financière du label connaît des difficultés dans les années 70, surtout après avoir tenté d’adapter le reggae à un public plus large via des arrangements orchestraux coûteux. Cette stratégie entraîne la faillite du label en 1975, mais l’aventure ne s’arrête pas là : la structure est reprise, puis relancée plusieurs fois, notamment par Saga Records, Colin Newman et également Sanctuary Records dans les années 2000. Trojan va alors se spécialiser dans la réédition d’albums et la valorisation de son immense catalogue, redevenant une référence mondiale pour tous les amateurs de reggae et de ska
Aujourd’hui, Trojan Records est reconnu pour avoir participé à la popularisation mondiale du reggae, pour avoir révélé des artistes comme Dennis Brown, Gregory Isaacs ou Bob Marley, et reste un pilier historique de la musique jamaïcaine et de la culture populaire britannique. Grâce à son engagement et à ses archives, le label a permis à ses musiques de traverser les générations et de s’inscrire dans le patrimoine musical mondial.
The Ethiopians - Give me your Love
Rupie Edwards - Skanga
Keith & tex
The Techniques - there comes a time fondé en 1962 par Winston Riley avec Slim Smith
The Overtakers
Ken Boothe
Lord creator Kingston Town
Rudy Mills
skinhead moonstop
Symarip
Desmond Dekker
–
Pionneers - Papa was a rolling stone des Temptations
Bob Andy - Life
Dennis Bovel une des dernières compilation Trojan The Dub Master Anthology sur l’oeuvre de Dennis Bovel
on passe à notre 2 eme label >> Greensleeves
Greensleeves Records est donc également un label britannique de réédition reggae et dancehall reconnu mondialement. Fondé en 1975 par Chris Cracknell et Chris Sedgwick, Greensleeves a vu le jour en tant que petit magasin de disques à West Ealing, Londres, avant de devenir un véritable label indépendant dès 1977. Dès ses débuts, Greensleeves a eu pour mission de fournir aux DJ et aux amateurs de reggae au Royaume-Uni les sons les plus innovants de la scène musicale jamaïcaine.

Leur particularité est la Réédition en format maxi dans un premier temps puis en single et albums en partenariat avec des labels comme Volcano, Jammy’s, Midnight Rock, le label de Jah Thomas, et Linval Thompson. Il pouvait y avoir 2 masters
Le premier grand succès du label fut le single « Best Dressed Chicken In Town » d’Eek-a-Mouse en 1978
Au fil des années, le label s’est imposé comme un acteur majeur dans la diffusion du reggae et du dancehall au royaume uni et en europe. Parmi les artistes phares distribués par Greensleeves, on retrouve Barrington Levy, Augustus Pablo et son album « Original Rockers », Beenie Man, Eek-a-Mouse donc, mais aussi Gregory Isaacs, Yellowman, Elephant Man ou encore Sizzla. Ce label s’est également illustré avec la publication de la fameuse Greensleeves Rhythm Album Series, une série regroupant près de 90 albums autour de différents « riddims ».
Pendant les années 80, alors que le dancehall jamaïcain gagnait en popularité, Greensleeves a su saisir cette évolution en signant des artistes et des producteurs importants, tels que Henry "Junjo" Lawes et son lable Volcano cité un peu plus haut. Le label a accompagné la transformation du reggae vers des sonorités plus électroniques et a permis à de nombreux hits d’atteindre le marché international, comme le mémorable « Oh Carolina » de Shaggy, qui s’est hissé en tête des charts anglais au début des années 1990 ou tout simplement le Under Me Sleng Teng de Wayne Smith produit chez King Jammy’s.
Avec plus de 20 000 morceaux et 500 albums publiés, Greensleeves Records ne s’est pas seulement contenté de distribuer de la musique. Il a connecté les communautés britanniques, jamaïcaines et une audience mondiale passionnée de reggae et dancehall. Le label continue de rayonner : il a été racheté par VP Records en 2008 mais conserve son identité.
Aujourd’hui, Greensleeves Records est reconnu comme un des labels reggae britannique les plus respectés. Son catalogue immense et son héritage sont en perpétuelle expansion, illustrant la capacité du reggae à transcender les frontières et à innover musicalement.
Greensleeves Records, par son histoire et sa vocation,est un pilier du reggae et du dancehall.
The voddo curse morceau d’introduction de The Evil Curse of the vampire c’est du Scientist mais c’est crédité Junjo pour des histoires d’embrouilles et de droits
Eek-a-Mouse - Christmas a come
Rangking Dread
Computerised Dud de Jammy’s qui reprend l’Album De Wayne Smith, c’est le 1er album de reggae digital instrumental
Little John, Billy Boyo le morceau s’appelle Jannet St CLair cette grande dame de la radio en jamaique
Clint Eastwood & General Saint le duo de Deejay - Two bad deejays sur love is universal de johnny osbourne et young lova sur icecream love de johnny osbourne 2 classiques de johnny Osbourne sortis également sur Greensleeves Scientist au mix
Barrington Levy - Prison Oval Rock
Yellowman et son classique zunguzunguguzunguzeng
Sélection greensleeves uniquement sur ses rééditions du label Volcano le label d’henry Junjo lawes qui a perdu la vie en 1999 dans une fusillade dans le nord ouest de londres